🧬 Le sélénium booste-t-il vraiment la testostérone et la virilité masculine ?

🧬 Le sélénium booste-t-il vraiment la testostérone et la virilité masculine ?

🔄 Dernière mise à jour : septembre 2026

Le sélénium est un oligo-élément essentiel dont l’organisme n’a besoin qu’en très petites quantités. Pourtant, il intervient dans plusieurs mécanismes importants pour la santé masculine : défense antioxydante, reproduction, métabolisme des hormones thyroïdiennes et fonctionnement musculaire.

Cela suffit-il pour en faire un véritable booster naturel de testostérone ?

Les données disponibles ne permettent pas de l’affirmer.

Le sélénium est indispensable au fonctionnement normal de plusieurs sélénoprotéines impliquées dans la santé des testicules et des spermatozoïdes. En revanche, chez des hommes dont le statut en sélénium est déjà adéquat, les essais disponibles ne montrent pas d’augmentation convaincante de la testostérone après supplémentation.

La distinction est essentielle : corriger un apport insuffisant n’est pas la même chose qu’augmenter la testostérone au-delà de son niveau physiologique normal.

À retenir

  • Le sélénium est indispensable à plusieurs systèmes antioxydants et reproductifs.
  • Son rôle dans la spermatogenèse est mieux établi que son effet potentiel sur la testostérone.
  • Une supplémentation n’a pas démontré d’augmentation systématique de la testostérone chez l’homme suffisamment pourvu.
  • Le sélénium participe au fonctionnement musculaire, mais ce n’est pas un supplément anabolisant.
  • Les besoins sont faibles et l’excès chronique peut entraîner une toxicité.
  • Les noix du Brésil peuvent fournir des quantités très élevées et variables de sélénium.

Pour replacer ce minéral parmi les autres micronutriments étudiés dans la physiologie masculine, consultez notre section Vitamines et Minéraux.


1️⃣ Quel est le rôle du sélénium dans l’organisme ?

Le sélénium exerce une grande partie de ses fonctions biologiques en étant incorporé sous forme de sélénocystéine dans des sélénoprotéines. Chez l’être humain, 25 sélénoprotéines sont connues.

Elles interviennent notamment dans les défenses antioxydantes, le métabolisme des hormones thyroïdiennes et différentes fonctions liées à la reproduction.

Deux d’entre elles présentent un intérêt particulier pour la santé reproductive masculine.

La glutathion peroxydase 4 (GPx4) intervient dans les systèmes de protection contre l’oxydation, mais elle possède également un rôle structural au cours de la maturation des spermatozoïdes. Flohé (2007) décrit notamment son importance pendant la spermiogenèse.

La sélénoprotéine P (SELENOP) participe quant à elle au transport du sélénium vers différents tissus de l’organisme.

Ces mécanismes expliquent pourquoi un apport adéquat en sélénium est nécessaire au fonctionnement physiologique normal.

Mais il faut éviter un raccourci fréquent : le fait qu’un nutriment soit indispensable à une fonction biologique ne signifie pas que davantage de ce nutriment améliorera cette fonction au-delà de la normale.


2️⃣ Sélénium et testostérone : que montrent réellement les études ?

La relation entre sélénium et testostérone est plus complexe que l’équation parfois présentée en ligne :

plus de sélénium = plus de testostérone.

Certaines études observationnelles ont trouvé une association entre le statut en sélénium et les hormones sexuelles.

Xiao et al. (2022) ont notamment analysé des données NHANES portant sur des enfants et adolescents âgés de 6 à 19 ans. Chez les participants masculins, des associations entre les concentrations de sélénium et la testostérone ont été observées dans certaines analyses.

Ces résultats sont intéressants, mais ils présentent deux limites majeures.

Premièrement, il s’agissait d’une étude observationnelle : elle permet d’identifier une association, pas de démontrer que le sélénium provoque une augmentation de la testostérone.

Deuxièmement, la population étudiée était constituée d’enfants et d’adolescents, pas d’hommes adultes.

Les résultats obtenus chez l’adulte sont nettement moins spectaculaires.

Van Hemelrijck et al. (2019) ont étudié 1 420 hommes américains âgés d’au moins 20 ans. Après ajustement de plusieurs facteurs de confusion, les chercheurs n’ont pas retrouvé d’association significative entre le sélénium sérique et la testostérone totale ou libre estimée.

Les essais de supplémentation apportent une réponse plus directe, même si leurs petits effectifs limitent la précision des résultats.

Dans un essai randomisé contre placebo mené chez 36 hommes en bonne santé, El-Bayoumy et al. (2002) ont étudié une supplémentation de 247 µg/j pendant neuf mois, sous forme de levure enrichie en sélénium. Le sélénium plasmatique augmentait nettement, sans modification observée de la testostérone ou de la DHT.

Dans un essai portant sur 32 cyclistes répartis en quatre groupes, Shafiei Neek et al. (2011) n’ont également pas observé d’augmentation significative de la testostérone totale ou libre au repos après une supplémentation de 200 µg de sélénium par jour pendant quatre semaines.

Tableau 1 — Sélénium et testostérone : où en sont les preuves ?

QuestionDonnées disponiblesConclusion
Le sélénium participe-t-il à la fonction reproductive ?Oui✅ Bien établi
Existe-t-il des associations avec les hormones sexuelles ?Oui, dans certaines populations🟡 Association ≠ causalité
Une supplémentation augmente-t-elle la testostérone chez l’homme sain ?Les essais disponibles ne montrent pas d’effet convaincant❌ Non démontré
Plus de sélénium signifie-t-il plus de testostérone ?Non❌ Faux raccourci
Un statut inadéquat peut-il perturber certaines fonctions reproductives ?Les données biologiques le suggèrent clairement🟡 Données surtout mécanistiques

Le sélénium doit donc être considéré comme un micronutriment essentiel, et non comme un booster hormonal démontré.

Pour mieux comprendre pourquoi une valeur hormonale ne doit pas être interprétée isolément, consultez notre analyse de la SHBG et de la testostérone ainsi que notre guide consacré aux taux de testostérone chez l’homme.

Sélénium, symbole Se et numéro atomique 34, dans un tableau périodique vert.

3️⃣ Comment le sélénium intervient-il dans la fonction testiculaire ?

Les testicules possèdent une activité métabolique importante et sont naturellement exposés à la production d’espèces réactives de l’oxygène.

Lorsque ce stress oxydatif devient excessif, il peut affecter des structures cellulaires indispensables au fonctionnement reproductif.

Les sélénoprotéines, notamment certaines glutathion peroxydases, participent aux systèmes antioxydants permettant de contrôler ces réactions.

Qazi et al. (2019) décrivent en détail le rôle du sélénium et des sélénoprotéines dans la fonction reproductive masculine.

La GPx4 présente un intérêt particulier puisqu’elle intervient à la fois dans la défense antioxydante et dans la maturation structurale des spermatozoïdes, comme l’a décrit Flohé (2007).

Des travaux expérimentaux suggèrent également que le statut en sélénium peut influencer l’environnement testiculaire et différents mécanismes associés à la fonction reproductive et à la stéroïdogenèse.

Une grande partie de ces résultats provient toutefois de modèles cellulaires ou animaux.

Il faut donc distinguer mécanisme biologique et effet clinique.

Le fait qu’un micronutriment soit nécessaire au fonctionnement des cellules testiculaires ne signifie pas qu’en consommer davantage augmente automatiquement leur production hormonale.

L’essai de El-Bayoumy et al. (2002) illustre justement cette différence : malgré une forte augmentation du statut en sélénium après supplémentation, la testostérone et la DHT n’ont pas augmenté significativement.


4️⃣ Sélénium et fertilité masculine : quel effet sur les spermatozoïdes ?

Le lien entre sélénium et fertilité masculine est biologiquement mieux établi que son éventuel effet sur la testostérone.

La GPx4 joue un rôle majeur dans la maturation et la structure des spermatozoïdes. Les systèmes dépendants du sélénium participent également à leur protection contre le stress oxydatif.

Flohé (2007) et Qazi et al. (2019) décrivent largement ces mécanismes.

Cela explique pourquoi le sélénium a été étudié dans plusieurs essais consacrés à l’infertilité masculine.

Les résultats ne sont cependant pas suffisamment homogènes pour affirmer qu’une supplémentation améliore systématiquement la fertilité.

Une méta-analyse publiée par Sharma et al. (2022), portant notamment sur le sélénium, la carnitine et la coenzyme Q10, a rapporté des améliorations de certains paramètres spermatiques dans les groupes supplémentés.

Cependant, les auteurs n’ont pas mis en évidence d’amélioration nette du taux de grossesse et ont souligné les limites méthodologiques de nombreuses études disponibles.

À l’inverse, Hawkes et al. (2009) ont étudié, dans un essai portant sur 42 hommes, une supplémentation de 300 µg de sélénium par jour pendant 48 semaines chez des hommes nord-américains sans observer d’amélioration significative du nombre, de la motilité ou de la morphologie des spermatozoïdes.

Cette différence est importante.

Un nutriment nécessaire à la spermatogenèse ne devient pas automatiquement un traitement améliorant le sperme lorsqu’on en consomme davantage.

Le statut initial en sélénium, la présence éventuelle d’une déficience, l’état de santé reproductive et les autres facteurs nutritionnels peuvent modifier la réponse.

Illustration de spermatozoïdes accompagnant l’analyse du rôle du sélénium dans la fertilité masculine.

5️⃣ Sélénium et muscles : est-il utile pour la musculation ?

Le lien entre sélénium et muscles est moins connu que son rôle dans la reproduction, mais il existe une véritable base biologique.

Le muscle squelettique représente une part importante des réserves corporelles de sélénium. Plusieurs sélénoprotéines interviennent dans le contrôle du stress oxydatif, le fonctionnement cellulaire et la physiologie musculaire.

Des travaux récents consacrés à la nutrition sportive s’intéressent donc au rôle potentiel du sélénium dans le maintien de la fonction musculaire.

Cela ne signifie pas pour autant qu’un complément de sélénium permet de construire davantage de muscle.

Fernández-Lázaro et al. (2020) ont analysé les essais contrôlés consacrés au sélénium, à l’exercice, aux hormones et aux performances sportives.

Certaines supplémentations ont amélioré l’activité de systèmes antioxydants, notamment la glutathion peroxydase, ou modifié certains marqueurs du stress oxydatif.

En revanche, les chercheurs n’ont pas identifié d’amélioration significative et reproductible concernant :

  • la performance sportive ;
  • la testostérone ;
  • la créatine kinase ;
  • certaines adaptations musculaires à l’entraînement ;
  • les caractéristiques des fibres musculaires.

La revue de Wang et al. (2025) sur le sélénium et la santé du muscle squelettique décrit l’importance biologique des sélénoprotéines. Ces mécanismes ne suffisent cependant pas à établir un bénéfice sur la force ou la prise de muscle chez le sportif.

Tableau 2 — Sélénium et musculation

Effet recherchéÉtat actuel des connaissances
Fonction musculaire normale✅ Rôle biologique
Défense antioxydante✅ Bien documentée
Correction d’un apport insuffisant✅ Pertinente
Récupération musculaire🟡 Bénéfice pratique encore incertain
Gain de force❌ Non démontré
Prise de masse musculaire❌ Non démontré
Augmentation de la testostérone chez le sportif❌ Non démontré

Pour un pratiquant de musculation, le sélénium doit donc être considéré comme un micronutriment nécessaire au fonctionnement normal, et non comme un complément anabolisant.


6️⃣ Sélénium et thyroïde : quel est le lien hormonal ?

Le sélénium possède également une relation importante avec la thyroïde.

Plusieurs enzymes dépendantes du sélénium, notamment les iodothyronine désiodases, participent au métabolisme des hormones thyroïdiennes et à la conversion entre différentes formes hormonales.

Le rôle biologique du sélénium dans la physiologie thyroïdienne est donc réel.

Mais, là encore, il faut distinguer nécessité physiologique et bénéfice d’une supplémentation supplémentaire.

La thyroïdite de Hashimoto constitue l’un des contextes dans lesquels la supplémentation a été particulièrement étudiée.

Une méta-analyse de Huwiler et al. (2024) regroupant plusieurs dizaines d’essais randomisés a observé certains effets sur la TSH ou certains anticorps thyroïdiens selon les sous-groupes étudiés.

Les effets n’étaient cependant pas uniformes sur l’ensemble des paramètres thyroïdiens.

Ces données concernent en outre une pathologie spécifique et ne démontrent pas qu’un homme sans trouble thyroïdien bénéficie d’une supplémentation en sélénium.

Le point important est donc plus simple : le sélénium participe au fonctionnement normal du système endocrinien, mais il n’agit pas comme un bouton permettant d’augmenter toutes les hormones.


7️⃣ Quels aliments sont les plus riches en sélénium ?

De nombreux aliments permettent d’apporter du sélénium.

Les principales sources comprennent notamment les poissons, les fruits de mer, certaines viandes, les volailles, les œufs et différentes céréales.

La teneur des aliments végétaux peut toutefois varier considérablement en fonction de la concentration en sélénium des sols sur lesquels ils sont produits.

Tableau 3 — Quelques aliments riches en sélénium

AlimentPortion indicativeSélénium approximatif
Noix du Brésil28 g, environ 6 à 8 noix≈ 544 µg
Thon albacore cuit85 g≈ 92 µg
Sardines en conserve à l’huile, égouttées85 g≈ 45 µg
Crevettes cuites85 g≈ 42 µg
Côte de porc85 g≈ 37 µg
Foie de bœuf poêlé85 g≈ 28 µg
Poulet rôti, viande blanche85 g≈ 22 µg
Œuf dur1 gros œuf≈ 15 µg
Riz complet à grain long, cuit1 tasse≈ 12 µg

Source du tableau : NIH Office of Dietary Supplements, données alimentaires USDA. Les portions servent à comparer les teneurs ; 28 g de noix du Brésil ne constituent pas une portion quotidienne recommandée. Ces valeurs restent indicatives et varient selon l’origine et la préparation des aliments.

⚠️ Le cas particulier des noix du Brésil

Noix du Brésil riches en sélénium, disposées autour de l’inscription « Selenium »

Les noix du Brésil sont extrêmement riches en sélénium.

Le NIH rapporte environ 68 à 91 µg de sélénium par noix, avec toutefois une variabilité importante.

À titre de comparaison, l’apport quotidien recommandé aux États-Unis pour un adulte est de 55 µg.

Une seule noix peut donc déjà apporter davantage que ce repère quotidien.

Cela ne signifie pas qu’une noix soit toxique.

Le problème apparaît plutôt lorsque plusieurs sources très concentrées sont cumulées régulièrement : noix du Brésil en quantité importante, complément de sélénium et multivitamines contenant déjà du sélénium.

Avec cet oligo-élément, la quantité totale consommée compte davantage que la recherche de la dose la plus élevée possible.


8️⃣ Combien de sélénium par jour pour un homme ?

Il faut distinguer trois choses :

les besoins nutritionnels, les doses utilisées dans les études et la limite supérieure de sécurité.

Aux États-Unis, l’apport recommandé chez l’adulte est fixé à 55 µg de sélénium par jour.

En Europe, l’EFSA a retenu un apport adéquat de 70 µg par jour chez l’adulte.

Ces valeurs sont très différentes des doses de 200 ou 300 µg parfois utilisées dans les essais cliniques.

Le fait qu’une étude utilise une dose élevée pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois ne signifie pas que cette dose soit recommandée quotidiennement à toute la population.

Tableau 4 — Sélénium : besoins et limites chez l’adulte

RéférenceValeurSignification
États-Unis55 µg/jApport recommandé
Europe — EFSA70 µg/jApport adéquat
Europe — EFSA255 µg/jLimite supérieure tolérable
États-Unis400 µg/jLimite supérieure tolérable

Une limite supérieure tolérable n’est jamais un objectif à atteindre.

Il s’agit de l’apport quotidien chronique maximal considéré comme peu susceptible d’entraîner des effets indésirables dans la population générale. Ces limites concernent le total des aliments, boissons et compléments ; elles ne constituent pas un seuil individuel à partir duquel une toxicité apparaîtrait automatiquement.


9️⃣ Trop de sélénium : quels dangers et symptômes d’un excès ?

Le sélénium possède une marge de sécurité relativement étroite par rapport à ses faibles besoins quotidiens.

Aux États-Unis, la limite supérieure tolérable historique est fixée à 400 µg par jour chez l’adulte.

L’EFSA a réévalué les données disponibles et fixé en 2023 une limite supérieure de 255 µg par jour chez l’adulte en Europe.

Cette différence entre les autorités ne signifie pas que l’une recommande de consommer 255 µg et l’autre 400 µg.

Ces chiffres constituent des plafonds de sécurité, pas des objectifs nutritionnels.

Une exposition chronique excessive au sélénium peut provoquer une sélénose.

Parmi les manifestations rapportées figurent notamment :

  • chute ou fragilité des cheveux ;
  • fragilité ou perte des ongles ;
  • haleine pouvant rappeler l’ail ;
  • goût métallique dans la bouche ;
  • nausées ;
  • diarrhées ;
  • fatigue ;
  • irritabilité ;
  • manifestations neurologiques lors d’expositions importantes.

La prudence est particulièrement importante lorsqu’un complément contenant du sélénium est associé à un multivitamines et à une consommation régulière de noix du Brésil.

Plus de sélénium n’est pas synonyme de meilleure santé hormonale.


🔟 Sélénium et zinc : faut-il les associer ?

Le zinc et le sélénium sont deux micronutriments essentiels impliqués dans différents mécanismes cellulaires et reproductifs.

Leur présence dans de nombreux compléments destinés aux hommes peut donner l’impression que les associer à forte dose améliore nécessairement la testostérone.

Les données disponibles ne permettent pas d’aller aussi loin.

Dans l’essai de Shafiei Neek et al. (2011) chez des cyclistes, le sélénium seul ou associé au zinc n’a pas provoqué d’augmentation significative de la testostérone au repos après quatre semaines chez des participants dont les apports étaient déjà suffisants.

La priorité reste donc de couvrir les besoins, pas de multiplier inutilement les compléments.

Le lien entre le zinc et la testostérone mérite une analyse séparée : les résultats obtenus avec un micronutriment ne se transposent pas automatiquement à un autre.

Cette distinction compte aussi pour évaluer les suppléments pour la testostérone, dont l’intérêt dépend des ingrédients, des doses et de la population étudiée.


Conclusion TestoAlpha

Le sélénium participe aux défenses antioxydantes, à la fonction reproductive, au métabolisme thyroïdien et à la physiologie musculaire. Son rôle dans la maturation des spermatozoïdes est particulièrement bien documenté.

En revanche, les essais disponibles ne démontrent pas qu’en ajouter chez un homme déjà suffisamment pourvu augmente sa testostérone ou ses performances. Corriger un apport insuffisant reste un objectif nutritionnel ; rechercher une dose toujours plus élevée n’a pas de justification démontrée et expose à l’excès.

Pour TestoAlpha, l’objectif est donc simple : couvrir les besoins sans confondre nutriment essentiel et booster hormonal.

Les autres vitamines et minéraux impliqués dans la physiologie masculine doivent être examinés avec la même distinction entre mécanismes biologiques et résultats cliniques.


❓ FAQ

Le sélénium augmente-t-il vraiment la testostérone ?

Les données actuelles ne démontrent pas qu’une supplémentation en sélénium augmente systématiquement la testostérone chez un homme en bonne santé dont le statut nutritionnel est déjà adéquat.

Certaines études observationnelles montrent des associations entre sélénium et hormones sexuelles, mais les essais de supplémentation sont beaucoup moins convaincants.

Le sélénium est-il bon pour les spermatozoïdes ?

Oui, le sélénium et certaines sélénoprotéines jouent un rôle important dans la spermatogenèse et la structure des spermatozoïdes.

Cela ne signifie cependant pas qu’une supplémentation améliore systématiquement le sperme chez tous les hommes.

Le sélénium est-il utile pour la musculation ?

Le sélénium participe au fonctionnement normal du muscle et aux systèmes antioxydants.

En revanche, les études disponibles n’ont pas démontré qu’une supplémentation augmentait significativement la force, la masse musculaire ou la testostérone chez des sportifs correctement pourvus.

Combien de sélénium faut-il par jour ?

Le repère américain est de 55 µg par jour chez l’adulte. L’EFSA retient en Europe un apport adéquat de 70 µg par jour.

Ces valeurs correspondent aux besoins nutritionnels et ne signifient pas qu’un complément soit nécessaire.

Combien de noix du Brésil peut-on manger ?

La teneur en sélénium des noix du Brésil est extrêmement variable.

Le NIH rapporte environ 68 à 91 µg par noix, mais certaines peuvent en contenir davantage.

Il est donc préférable de ne pas les considérer comme un complément dont le dosage serait parfaitement constant, surtout lorsqu’elles sont associées à d’autres sources concentrées de sélénium.

Le sélénium augmente-t-il la libido ?

Il n’existe pas de preuve clinique solide démontrant qu’une supplémentation en sélénium augmente directement la libido masculine.

Son rôle est beaucoup mieux établi dans la physiologie reproductive et cellulaire que comme stimulant du désir sexuel.


🔬 Références scientifiques

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  2. Flohé L. — 2007 — Biological Chemistry Selenium in mammalian spermiogenesis
  3. Hawkes W.C., Alkan Z., Wong K. — 2009 — Journal of Andrology Selenium supplementation does not affect testicular selenium status or semen quality in North American men
  4. Shafiei Neek L., Gaeini A.A., Choobineh S. — 2011 — Biological Trace Element Research Effect of zinc and selenium supplementation on serum testosterone and plasma lactate in cyclist after an exhaustive exercise bout
  5. EFSA NDA Panel — 2014 — EFSA Journal Scientific Opinion on Dietary Reference Values for selenium
  6. Qazi I.H. et al. — 2019 — Antioxidants Role of Selenium and Selenoproteins in Male Reproductive Function: A Review of Past and Present Evidences
  7. Van Hemelrijck M. et al. — 2019 — Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention Selenium and Sex Steroid Hormones in a U.S. Nationally Representative Sample of Men: A Role for the Link between Selenium and Estradiol in Prostate Carcinogenesis?
  8. Fernández-Lázaro D. et al. — 2020 — Nutrients The Role of Selenium Mineral Trace Element in Exercise: Antioxidant Defense System, Muscle Performance, Hormone Response, and Athletic Performance. A Systematic Review
  9. Sharma A.P., Sharma G., Kumar R. — 2022 — Urology Systematic Review and Meta-analysis on Effect of Carnitine, Coenzyme Q10 and Selenium on Pregnancy and Semen Parameters in Couples With Idiopathic Male Infertility
  10. Xiao L. et al. — 2022 — Frontiers in Endocrinology Associations between serum copper, zinc, selenium level and sex hormones among 6–19 years old children and adolescents in NHANES 2013–2016
  11. EFSA NDA Panel — 2023 — EFSA Journal Scientific opinion on the tolerable upper intake level for selenium
  12. Huwiler V.V. et al. — 2024 — Thyroid Selenium Supplementation in Patients with Hashimoto Thyroiditis: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Clinical Trials
  13. Wang Q. et al. — 2025 — Nutrients Selenium and Skeletal Muscle Health in Sports Nutrition
  14. NIH Office of Dietary Supplements Selenium — Health Professional Fact Sheet

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